Sarah Knafo, le 15 mars 2026 à Paris ( AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT )
L'eurodéputée Reconquête Sarah Knafo n'exclut pas de participer à un gouvernement qui serait dirigé par le président du RN Jordan Bardella, a-t-elle confié jeudi soir sur LCI, ce dernier se montrant vendredi très réservé.
"Pourquoi pas ? Si c'est sur un programme que je valide, avec lequel nos convictions sont alignées, oui", a-t-elle déclaré. "Ce qui est sûr, c'est qu'on va avoir besoin de tous s'entendre", a ajouté l'eurodéputée d'extrême droite.
Sarah Knafo a cependant souligné les différences qui existent entre le RN et Reconquête, dont le président Eric Zemmour devrait annoncer prochainement sa deuxième candidature à l'élection présidentielle après celle de 2022.
Elle a défendu la "frange dans le patriotisme français" que représente selon elle Reconquête, "très ferme sur le régalien" et "sur l'économie, une approche, je pense, beaucoup plus crédible, beaucoup plus novatrice et beaucoup plus révolutionnaire que ce que les autres proposent".
Interrogé dans la soirée vendredi sur la même chaîne, Jordan Bardella a accueilli froidement l'hypothèse : "Sarah Knafo proposait il y a quelques mois une primaire avec Edouard Philippe, si elle souhaite maintenant être ministre de Marine Le Pen, je dirais qu'on progresse".
"Nous cherchons des gens, des patriotes sincères. Je n'ai aucun doute sur le fait qu'elle soit une patriote", a ajouté le chef du RN, soulignant que l'engagement de la figure de Reconquête en faveur d'une primaire comprenant le patron d'Horizons posait "quand même question".
Marine Le Pen a déjà annoncé qu'en cas de victoire à la présidentielle, elle nommerait à Matignon Jordan Bardella, qui est réputé tenir une ligne plus libérale et plus pro-entreprises au sein du RN.
Interrogé sur une éventuelle ouverture vers la droite en cas d'entrée à Matignon, Jordan Bardella a estimé que l'alliance RN-UDR était "la seule (...) en capacité d'avoir une majorité à l'Assemblée nationale" aux législatives qui suivront une dissolution probable en 2027.
Tout en reconnaissant qu'il aurait "peut-être vocation demain à composer une majorité à l'Assemblée nationale avec des gens qui ne pensent pas sur l'intégralité des sujets la même chose que (lui)".

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